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Médiathèque | ||||
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Noël Richard |
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Poète charbonnier de Grésigne |
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Information-débat sur la médiathèque, les dangers qui la menacent aujourd'hui et son avenir. (Voir Invitation à la réunion du 25 juillet 1999).
Malgré les absences dûes aux vacances et la concurrence du soleil estival, et malgré l'invitation tardive, 70 personnes sont venues de différentes communes pour prendre part à cette réunion et une trentaine d'autres ont exprimé leur regret de ne pouvoir d'y rendre, confirmant l'intérêt que les habitants portent à la médiathèque:
Anna Bernard (Vaour), Basile Bernard (Vaour), Georges Bousquet (Vaour), Angéline Budia (Penne), Anne Capelle (Vaour), Sophie Charreton (Vaour), Félix Charreton (Vaour), Marie Ange Cotteret (Vaour), Kathelène De Préville (Vaour), Daniel de St Martin (Frausseilles), Daniel Deleporte (Campagnac), Stéphanie Dieudé-Ezra (Vaour), Eliane Dieudé-Ezra (Vaour), Matthias Dieudé-Ezra (Vaour), Pascaline Dubuc (Vaour), Elodie Durand (Vaour), Annie Féniès (Vaour), Luc Ferret (Vaour), Olivier Fouchier (Vaour), Jacqueline Giroud (Penne), Victor Gonin (Roussayrolles), Nathalie Gonin (Roussayrolles), Nicolas Gonin (Roussayrolles), Gabrielle Gonin (Roussayrolles), Farine Gosset (Gaillac), Cathy Grèzes (Vaour), Alain Grèzes (Vaour), Damien Gris (Penne), Benoît Guérillon (Puycelsi), Pierre Henriot (Virac), Christian Jansonnet (Ste Cécile du Cayrou), Bettina Kirchhofs (Campagnac), Anne Kwieciak (Vaour), Jeanne Lambermont (Puycelsi), Gérard Lanoye (Vaour), Soizic Le Bret (Vaour), Didier Lebrun (Vaour), Gérard Legot (Vaour), Guion Lopez (Vaour), Marie Louise Losseau (Penne), Véronique Masson (Vaour), Philippe Maziers (Penne), Andrée Meehan (Campagnac), Madeleine Minard (Penne), Bruno Mohamed (Vaour), Jeanine Palaprat (Penne), Geneviève Pellegrin (Vaour), Simon Pellegrin (Itzac), Baptiste Pellegrin (Itzac), Emilie Pellegrin (Itzac), Matisse Pellegrin (Itzac), Saskia Pellegrin (Itzac), Christophe Pellegrin (Itzac), Ulysse Pépiot (Vaour), Coline Pépiot (Vaour), Pierre Laurent Petit (Marnaves), Michel Pignol (Cordes), Marie Claire Pinck (Vaour), Madeleine Priot (Vaour), Jef Remond (Penne), Claude Richard (Vaour), Nanette Rivera (Penne), Catherine Samuel (Puycelsi), Pierre Serres (Penne), Claire Simon (Penne), Léonore Strauch (Vaour), Agnès Valentin (Puycelsi), Barbara Van Domburg (Virac), Pierre Viguié (St Michel de Vax), Marie Virion (Vaour).
Bruno Mohamed introduit brièvement la réunion au nom du groupe d'usagers qui a pris l'initiative de susciter cette réunion. Il passe aussitôt la parole à Dominique Declercq en lui demandant de faire l'exposé de la situation.
Dominique Declercq fait d'abord un bref historique de la médiathèque et rappelle les grands principes qui conduisent l'action de Famille Rurales Vaour:
- Naissance de l'association en 1991, autour de l'atelier couture avec M.A. Bergamo
- Début d'une collaboration fructueuse avec la mairie de Vaour autour de l'affaire de la boulangerie
- Naissance de la médiathèque en 1992, à partir d'une suggestion de Francis Dupas. La médiathèque est alors communale. La mairie fournit les locaux, la BDP apporte son soutien, économisant ainsi des déplacements du Bibliobus (Milhars reste néanmoins alimenté par le Bibliobus)
- La médiathèque devient intercommunale en 1995, lorsque la Communauté de Communes est constituée; elle est alors incluse dans le Contrat Petite Enfance passé avec la CAF, qui participe ainsi au financement du fonctionnement
- En 1997, la DRAC qui est intéressée par cette petite médiathèque réellement issue du terrain, propose de monter un dossier de Relais Livre en Campagne. Le dossier est monté, puis validé par la DRAC, qui verse 50% de sa participation
- 1999: Le principe même de la subvention de la Communauté de Communes au fonctionnement de l'actuelle médiathèque est maintenant remis en cause.
Quelques principes:
- Pas de structure de prestige, mais par contre des horaires d'ouverture intelligents, qui permettent au plus grand nombre de participer et de s'investir
- Complémentarité des actions pour toucher autant de monde que possible et multiplier les sources de financement
Lors de la dernière AG de Familles Rurales qui s'est tenue le 8 juillet dernier, Mr Maurice Boyer (actuel Président de la Communauté de Communes du Causse Nord-Ouest du Tarn) a mis en cause la gestion de la médiathèque par Familles Rurales, à la fois dans le présent et quant à l'avenir (lecture du compte-rendu de la dernière AG et des accusations portées par Mr Boyer):
- "Le rapport financier de la Médiathèque ne doit pas apparaître dans le compte de résultat global de l'Association Familles Rurales."
- "Monsieur Boyer remarque que l'Association se sert de la Médiathèque comme faire-valoir de son existence."
- "Monsieur Boyer remarque que ce ne sont pas 2 ou 3 réunions dans l'année qui justifient des activités et que, de même que le rapport de la P.M.I. présenté au Conseil Général, les chiffres sont tout à fait surestimés ..."
- "Monsieur Boyer souligne que la Communauté de Communes ne peut prendre en charge des lecteurs issus des communes extérieures à la Communauté de Communes et que cette dernière ne peut soutenir financièrement cette Médiathèque. Il faudra faire un choix entre une nouvelle école à Vaour et la Médiathèque intercommunale."
- "Un débat s'installe autour de la subvention annuelle de la Communauté de Communes, non versée en 1998. Monsieur Boyer affirme ne pas avoir eu les rapports précédents et ne pas trouver les documents concernant le Contrat-Enfance (CAF) et la Médiathèque, que l'Association n'a pas fourni à temps et dans les règles les documents à la CAF, ce qui empêche la Communauté de Communes de verser les subventions puisqu'elle-même n'a pas été créditée par la CAF."
- "Monsieur Boyer estime que le projet "Relais du Livre en Campagne" bloque le versement de cette subvention. Il a demandé aussi que nous ne soyons pas aussi naïfs (?) ... mais qu'il n'était pas là pour être un fossoyeur d'associations ; d'ailleurs son expérience associative le prouvait bien."
- "En ce qui concerne la Communauté de Communes, le choix avait été fait sur le tourisme et que nous ne pouvions pas trop en demander. La convention passée en 1995 avec Francis Dupas, alors Président de la Communautés de Communes, nous stipulait une subvention maximum de 10.000 francs."
- "Il lui semble, sur un plan plus général, que l'on ne peut remettre les projets de l'Association en septembre sans être sûr de les mener à bien."
Bien que figurant sur une même feuille, le budget de la médiathèque est clairement identifié, de même que celui de chaque autre activité.
Le compte d'exploitation fait apparaitre clairement que ce n'est pas la Communauté de Communes qui fait vivre Familles Rurales Vaour à travers la médiathèque, mais plutôt les autres activités de Familles Rurales Vaour qui subventionnent une partie du fonctionnement de la médiathèque. Cela est d'autant plus vrai si l'on prend en compte l'équivalent financier du travail des bénévoles.
Les autres activités de Familles Rurales Vaour existent bel et bien et ne se résument pas à "2 ou 3 réunions par an". De nombreuses personnes présentes attestent de la réalité de ses activités. A la lecture de la convention (non-datée) qui lie Famille Rurales Vaour à la Communauté de Communes, il semble que les exigences soient disporportionnées par rapport aux sommes allouées (contrat léonin). Malgré cette disproportion, les exigences de la convention apparaissent quasiment remplies par Famille Rurales Vaour.
La convention de "service de lecture publique" qui lie la médiathèque à la BDP implique que la médiathèque soit ouverte aux usagers venant de n'importe quelle commune. Ces usagers venant d'autres communes représentent 30 adhérents sur 161 inscrits et ne changent pas grand chose au coût global de la médiathèque.
Georges Bousquet précise que le financement de la nouvelle école relève de lignes budgétaires totalement indépendantes et ne concerne que la Commune de Vaour. Cela ne peut en aucun cas être considéré comme un argument valable à opposer au financement de la médiathèque.
La subvention de 17000 F de la Communauté de Communes comprend en fait 63,5% que lui reverse la CAF; le financement qui incombe à la Communauté de Communes n'est en réalité que de 6200 F. Après vérification auprès de la CAF, il s'avère que le paiement de la participation CAF a été simplement suspendu en attendant que la Communauté de Communes lui fournisse le bilan annuel des sommes versées. La date de fourniture de ce bilan coïncidait avec le décès de Francis Dupas, alors Président de la Communauté de Communes. Compte-tenu des circonstances, l'omission est compréhensible, mais pas les accusations à l'encontre de Familles Rurales Vaour. Par ailleurs, les membres de la Communauté de Communes présents (Georges Bousquet, Jef Rémond) disent n'avoir eu aucune connaissance de délibérations de la Communauté de Communes visant à suspendre cette subvention et estiment que M.Boyer n'a agit qu'à titre personnel; d'après eux les subventions ont été inscrites au budget et devraient être versées pour 1998 et 1999. La Communauté de Communes n'est certes pas riche lorsqu'il s'agit de financer des projets d'envergure, mais elle pourrait toutefois avancer des sommes de cet ordre en cas de besoin. Précision: la commune de Vaour participe en nature à hauteur de 14000 F/an en fournissant les locaux et en payant les charges.
Le texte de la convention (non-datée) stipule "La Communauté de Communes du Causse Nord-Ouest du Tarn représentée par son Président Monsieur Francis Dupas qui s'engage pour une durée de 6 ans avec une période probatoire d'un an à verser une somme de: 10 000 francs par an maximum déduction faite du versement CAF". Le libellé est effectivement ambigü. Néanmoins, les sommes versées jusqu'à présent tendent à confirmer que le montant maximum de 10 000 francs se réfère à la participation de la Communauté de Communes et non à l'ensemble Communauté de Communes + CAF. Remettre cela en cause au nom d'un libellé ambigü relève des arguties de mauvaise foi.
A défaut du versement des sommes dûes par la Communauté de Communes, il est bien évident que Familles Rurales Vaour ne peut guère engager de projets qui risqueraient de déséquilibrer ses finances. L'absence de versement de la subvention pourrait même remettre en cause l'emploi de Catherine Samuel à la médiathèque pour l'année prochaine.
Certaines estimations récentes font part de 20% d'illettrisme au sein de la population française ! D'autres que les français lisent en moyenne l'équivalent d'un livre par an, magazines compris ! La culture ne peut pas certes s'envisager en terme de retombées financières directes et immédiates, mais cela est aussi vrai pour de nombreux autres investissements, y compris ceux affectés au développement économique et touristique. Les habitants n'ont de toute façon pas été consultés pour dire que la culture n'est pas une priorité du territoire.
Tout le monde sait qu'une médiathèque est un service de lecture public qui ne peut pas s'auto-financer. Le montant des cotisations est plafonné par convention à 40 F. Même aux Etats-Unis, pays de prédilection de l'économie libérale, la lecture publique est financée par la collectivité. Le taux d'auto-financement de la médiathèque Noël Richard est en réalité supérieur à celui de la quasi-totalité des autres médiathèques en France.
L'éventualité de dissocier la gestion de la médiathèque de Familles Rurales Vaour et de la confier à une association spécifique (type "Amis de la médiathèque") est envisagée, de même que celle de dissocier la défense de la médiathèque de celle de Familles Rurales Vaour. Ces suggestions sont jugées inopportunes dans la mesure où le succès de la médiathèque est essentiellement dû aux synergies qui existent entre les différentes activités de Familles Rurales Vaour, y compris sur le plan financier.
Catherine Samuel est la 4ème personne à tenir le rôle de bibliothécaire en emploi précaire, après Jeanne Lambermont, Anne Kweciak et Marie Molina. Chaque nouvelle personne représente un gros investissement de formation et une période d'habituation. Le mi-temps de Catherine Samuel (contrat CEC = Contrat Emploi Consolidé) devrait être transformé en CDI au bout de 5 ans. Cela supposerait au moins une petite croissance des engagements de la Communauté de Communes au lieu d'un désengagement. La valse des CES visant à faire des économies au mépris des personnes, du travail des bénévoles qui les encadrent, et de la qualité du service, n'est pas admissible.
Les locaux actuels sont exigüs, inadaptés et constituent même un danger (absence de sécurité en cas d'incendie). Le projet de Relais Livre en Campagne, qui répond à un programme de la Direction du Livre et de la Lecture, vise d'une part à faire financer des locaux plus fonctionnels, et d'autre part à augmenter l'attractivité du pôle culturel en rassemblant plusieurs services socio-culturels en un même lieu. Bien que ce projet ait reçu l'assentiment de la DRAC, qui a déjà versé près de 1 million de francs, la majorité des membres de la Communauté de Communes ne veut pas en entendre parler et a même refusé jusqu'à présent d'examiner le dossier sous divers prétextes: "Pourquoi à Vaour plutôt qu'ailleurs ?", "Ce n'est pas un projet intercommunal !", "Ca va coûter cher !", "C'est trop gros !". Le projet stagne donc faute de l'assentiment de la Communauté de Communes, maître d'ouvrage obligé. Néanmoins, des usagers persistent à réclamer qu'une suite soit donnée à ce projet. La libération du rez-de-chaussée de la mairie lorsque la nouvelle école aura été construite pourrait constituer une possibilité de relancer le projet sur d'autres bases d'ici 2 ans environ, en espérant que les prochaines élections changent la composition de la Communauté de Communes, mais est ce que la DRAC va attendre jusque là ? ... Et est-ce que les acteurs vont rester mobilisés jusque là ?
Tout le monde s'est assis en rond sur des chaises dans la Salle des Fêtes de Vaour et a discuté calmement pendant plus de 3 heures pour s'informer de la situation et essayer de faire la part des choses. Bien que personne n'ait joué le rôle d'animateur, la discussion a toujours été équilibrée, avec de nombreuses prises de paroles positives et sensées, sans esprit de polémique. Il convient de remercier Mr Boyer d'avoir suscité malgré lui du lien social d'une telle qualité et d'avoir notablement contribué à renforcer le soutien des habitants à l'action de Familles Rurales Vaour ;-)